Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/413

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presser ou ralentir son pas : on peut dire aussi que les Airs des Marches doivent avoir différens caracteres, selon les occasions où on les emploie ; & c’est ce qu’on a dû sentir jusqu’à certain point, quand on les a distingués & diversifiés ; l’un pour la Générale, l’autre pour la Marche, l’autre pour la Charge, &c. Mais il s’en faut bien qu’on ait mis à profit ce principe autant qu’il auroit pu l’être. Ons’est borné jusqu’ici à composer des Airs qui fissent bien sentir le Mètre & la batterie des Tambours. Encore fort souvent les Airs des Marches remplissent-ils assez mal cet objet. Les troupes Françoises avant peu d’Instrumens militaires pour l’Instrumens, hors les Fifres & les Tambours, ont aussi fort peu de Marches, & la plupart très-mal faites ; mais il y un a d’admirables dans les troupes Allemandes.

Pour exemple de l’accord de l’Air & de la Marche, je donnerai (PI. C. Fig. 3.) la premiere partie de celle vies Mousquetaires du Roi de France.

Il n’y a dans les troupes que l’Infanterie & la Cavalerie légere qui aient des Marches. Les Timbales de la Cavalerie n’ont point de Marche réglée ; les Trompettes n’ont qu’un Ton presque uniforme, & des Fanfares. (Voyez FANFARE.)

MARCHER, v. n. Ce terme s’emploie figurément en Musique, & se dit de la succession des Sons ou des Accords qui se souvent dans certain ordre. La Basse & le Dessus Marchent par mouvemens contraires. Marche de Basse à contre-tems.

MARTELLEMENT, s. m. Sorte d’agrément du Chant François. Lorsque descendant diatoniquement d’une Note sur