Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/428

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contraint d’ajouter un mot au commencement de l’Air pour déterminer le Tems.

Il n’y a réellement que deux sortes de Mesures dans notre Musique ; savoir, à deux & trois Tems égaux. Mais comme chaque Tems, ainsi que chaque Mesure, peut se diviser en deux ou en trois parties égales, cela fait une subdivision qui donne quatre especes de Mesures en tout ; nous n’en avons pas davantage.

On pourroit cependant en ajouter une cinquieme, en combinant les deux premieres en une Mesure à deux Tems inégaux, l’un composé de deux Notes & l’autre de trois. On peut trouver, dans cette Mesure, des Chants très-bien cadencés, qu’il seroit impossible de noter par les Mesures usitées. J’en donne un exemple dans la Planche B. Fig. X. Le Sieur Adolphati fit à Genes, en 1750, un essai de cette Mesure en grand Orchestre dans l’Air se la sorte mi condanna de son Opéra d’Ariane. Ce morceau fit de l’effet & fut applaudi. Malgré cela, je n’apprends pas que cet exemple ait été suivi.

MESURE, part. Ce mot répond à l’Italien à Tempo ou à Batuta, & s’emploie, sortant d’un Récitatif, pour marquer le lieu où l’on doit commencer à chanter en Mesure.

MÉTRIQUE, adj. La Musique Métrique, selon Aristide Quintilien, est la partie de la Musique en général qui a pour objet les Lettres, les Syllabes, les Pieds, les Vers, & le Poeme ; & il y a cette différence entre la Métrique & la Rhythmique, que la premiere ne s’occupe que de la