Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/52

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& faire valoir les Parties essentielles, & c’est exécuter fort habilement la sienne que d’en faire sentir l’effet sans la laisser remarquer.

ACCORD, s, m. Union de deux ou plusieurs Sons rendus à la fois, & formant ensemble un tout harmonique.

L’Harmonie naturelle produite par la résonnance d’un Corps sonore est composée de trois Sons différens, sans compter leurs Octaves ; lesquels forment entre eux l’Accord le plus agréable & le plus parfait que l’on puisse entendre d’où on l’appelle par excellence Accord parfait. Ainsi pour rendre complete l’Harmonie, il faut que chaque Accord soit au moins composé de trois Sons. Aussi les Musiciens trouvent ils dans le Trio la perfection harmonique, soit parce qu’ils y emploient les Accords en entier, soit par ce que dans les occasions où ils ne les emploient pas en entier, ils ont l’art de donner le change à l’oreille, & de lui persuader le contraire, en lui présentant les Sons principaux des Accords de maniere à lui faire oublier les autres. (Voyez Trio.) Cependant l’Octave du Son principal produisant de nouveaux rapports & de nouvelles Consonnances par les complémens des Intervalles, (voyez COMPLÉMENT) on ajoute ordinairement cette Octave pour avoir l’ensemble de toutes les Consonnances dans un même Accord. (Voyez CONSONNANCE.) De plus, l’addition de la Dissonance, (voyez DISSONANCE.) produisant un quatrieme Son ajouté à l’Accord parfait, c’est une nécessité, si l’on veut remplir l’Accord, d’avoir une quatrieme Partie pour exprimer cette Dissonance. Ainsi la suite des