Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/538

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Le format plus large que long paroît plus commode, soit parce qu’un livré de cette forme se tient mieux ouvert sur un pupître, soit parce que les Portées étant plus longues on en change moins fréquemment : or, c’est dans ces changemens que les Musiciens sont sujets à prendre une Portée pour l’autre, sur-tout dans les Partitions. (Voyez PARTITION.)

Le Papier réglé en usage en Italie est toujours de dix Portées, ni plus ni moins ; & cela fait juste deux Lignes ou Accolades dans les Partitions ordinaires, où l’on a toujours cinq Parties ; savoir, deux Dessus de Violons, la Viola, la Partie chantante, & la Basse. Cette division étant toujours la même & chacun trouvant dans toutes les Partitions si Partie semblablement placée, passe toujours d’une Accolade à l’autre sans embarras & sans risque de se méprendre. Mais dans les Partitions Françoises où le nombre des Portées n’est fixe & déterminé, ni dans les Pages ni dans les Accolades, il saut toujours hésiter à la fin de chaque Portée pour trouver, dans l’Accolade qui suit, la Portée correspondante à celle où l’on est ; ce qui rend le Musicien moins sur, & l’exécution plus sujette à manquer.

PARADIAZEUXIS ou DISJONCTION PROCHAINE, s. f. C’étoit, dans la Musique Grecque, au rapport du vieux Bacchius, l’Intervalle d’un Ton seulement entre les cordes de deux Tétracordes, & telle est l’espece de disjonction qui regne entre le Tétracorde Synnéménon, & le Tétracorde Diézeugménon. (Voyez ces mots.)