Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/612

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Le Chant du Répons doit être plus orné que celui d’une Antienne ordinaire, sans sortir pourtant d’une Mélodie mâle & grave, ni de celle qu’exige le Mode qu’on a choisi. Il n’est cependant pas nécessaire que le Verset d’un Répons se termine par la Note finale du Mode ; il suffit que cette Finale termine le Répons même.

RÉPONSE, s. f. C’est, dans une Fugue, la rentrée du sujet par une autre Partie, après que la premiere l’a fait entendre ; mais c’est sur-tout dans une Contre-Fugue, la rentrée du sujet renverse de celui qu’on vient d’entendre. (Voyez FUGUE, CONTRE-FUGUE.)

REPOS, s. m. C’est la terminaison de la phrase, sur laquelle terminaison le Chant se repose plus ou moins parfaitement. Le Repos ne peut s’établir que par une Cadence pleine : si la Cadence est évitée, il ne peut y avoir de vrai Repos ; car il est impossible à l’oreille de se reposer sur une Dissonance. On voit par-là qu’il y a précisément autant d’especes de Repos que de sortes de Cadences pleines ; (Voyez CADENCE.) & ces différens. Repos produisent dans la Musique l’effet de la ponctuation dans le discours.

Quelques-uns confondent mal-à-propos les Repos avec les Silences, quoique ces choses soient sort différentes. (Voyez SILENCE.)

REPRISE, s. f. Toute Partie d’un Air, laquelle se répete deux fois, sans être écrite deux sois, s’appelle Reprise. C’est en ce sens qu’on dit que la premiere Reprise d’une Ouverture est grave, & la seconde gaie. Quelquefois aussi l’on n’entend par Reprise que la seconde Partie d’un Air. On dit ainsi