Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/679

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ou tout concertoit à l’unisson, & alors la Symphonie s’appelloit plus particuliérement Homophonie ; ou la moitié des Concertans étoit à l’Octave ou même à la double Octave de l’autre, & cela se nommoit Antiphonie. On trouvé la preuve de ces distinctions dans les Problêmes d’Aristote, Section 19.

Aujourd’hui le mot de Symphonie s’applique à toute Musique Instrumentale, tant des Pieces qui ne sont destinées que pour les Instrumens, comme les Sonates & les Concerto, que de celles où les Instrumens se trouvent mêlés avec les Voix, comme dans nos Opéra & dans plusieurs autres sortes de Musiques. On distingue la Musique vocale en Musique sans Symphonie, qui n’a d’autre accompagnement que la Basse-continue ; & Musique avec Symphonie, qui a au moins un Dessus d’Instrumens, Violons, Flûtes ou Hautbois. On dit d’une Piece qu’elle est en grande Symphonie, quand, outre la Basse & les Dessus, elle a encore deux autres Parties Instrumentales ; savoir, Taille & Quinte de Violon. La Musique de la Chapelle du Roi, celle de plusieurs Eglises, & celle des Opéra sont presque toujours en grande Symphonie.

SYNAPHE, s. f. Conjonction de deux Tétracordes, ou, plus précisément, résonnance de Quarte ou Diatessaron, qui se fait entre les Cordes homologues de deux Tétracordes conjoints. Ainsi, il y a trois Synaphes dans le Systême des Grecs : l’une entre le Tétracorde des Hypates & celui des Mèses ; l’autre, entre le Tétracorde des Mèses & celui des Conjointes ; & la troisieme, entre le Tétracorde des Disjointes & celui des Hyperbolées. (Voyez SYSTEME, TÉTRACORDE.)