Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/682

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Outre le Genre Syntonique d’Aristoxène, appellé aussi Diatono-Diatonique, Ptolomée en établit un autre par lequel il devise le Tétracorde en trois Intervalles : le premier, d’un semi-Ton majeur ; le second, d’un Ton majeur ; & le troisieme, d’un Ton mineur. Ce Diatonique dur ou Syntonique de Ptolomée nous est relié, & c’est aussi le Diatonique unique de Dydime ; à cette différence près, que, Dydime ayant mis ce Ton mineur au grave, & le Ton majeur à l’aigu, Ptolomée renversa cet ordre.

On verra d’un coup-d’œil la différence de ces deux Genres Syntoniques par les rapports des Intervalles qui composent le Tétracorde dans l’un & dans l’autre.

Syntonique d’Aristoxène, 3/20 + 6/20 + 6/20 = 3/4

Syntonique de Ptolomée, 15/16 + 8/9 + 9/10 = 3/4

Il y avoit d’autres Syntoniques encore, & l’on en comptoit quatre especes principales ; savoir, l’Ancien, le Réformé, le Tempéré, & l’Egal. Mais c’est perdre son tems, & abuser de celui du Lecteur, que de le promener par toutes ces divisions.

SYNTONO-LYDIEN, adj. Nom d’un des Modes de l’ancienne Musique. Platon dit que les Modes Mixo-Lydien, & Syntono-Lydien sont propres aux larmes.

On voit dans le premier livré d’Aristide Quintilien une liste des divers Modes qu’il ne faut pas confondre avec les