Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/706

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On voit dans la suite réguliere des Consonnances qui composent cette Table, qu’elles se rapportent toutes à un base commune & produisent toutes exactement le même troisieme Son.

Voilà donc, par ce nouveau phénomene, une démonstration physique de l’Unité du principe de l’Harmonie.

Dans les sciences Physico-Mathématiques, telles que la Musique, les démonstrations doivent bien être géométriques mais déduites physiquement de la chose démontrée. C’est alors seulement que l’union du calcul à la Physique fournit dans les vérités établies sur l’expérience & démontrées géométriquement, les vrais principes de l’Art. Autrement Géométrie seule donnera des Théoremes certains, mais sans usage dans la pratique ; la Physique donnera des faits particuliers, mais isolés, sans liaison entr’eux & sans aucune loi générale.

Le principe physique de l’Harmonie est un, comme nous venons de le voir, & se résout dans la proportion harmonique. Or, ces deux propriétés conviennent au cercle ; car nous verrons bientôt qu’on y retrouve les deux Unités extrêmes de la Monade & du Son ; &, quant à la proportion harmonique, elle s’y trouvé aussi ; puisque dans quelque point C, (Pl. l. Fig. 9.) que l’on coupe inégalement le Diametre À B, le quarté de l’Ordonnée C D sera moyen proportionnel harmonique entre les deux rectangles des parties À C & C B du Diametre par le rayon : propriété qui suffit pour établir la nature harmonique du Cercle. Car, bien que les Ordonnées soient moyennes géométriques entre