Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/722

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& l’Echelle entiere qui s’en déduit, sera dans les rapports marqués Planche K. Figure 2 ; où l’on voit que tous les Intervalles sont justes, excepté l’Accord parfait D F A, dans lequel la Quinte DA est foible d’un Comma de même que la Tierce mineure D F, à cause du Ton mineur D E ; mais dans tout Systême ce défaut ou l’équivalent est inévitable.

Quant aux autres altérations que la nécessité d’employer les mêmes touches en divers Tons introduit dans notre Echelle, voyez TEMPÉRAMENT.

L’Echelle une fois établie, le principal usage des trois Notes C, G, F, dont elle est tirée, est la formation des Cadences qui, donnant un progrès de Notes fondamentales de l’une à l’autre, sont la Basse de toute la Modulation. G, étant moyen harmonique, & F moyen arithmétique entre les deux termes de l’Octave, le passage du moyen à l’extrême forme une Cadence qui tire son nom du moyen qui la produit. G C est donc une Cadence harmonique, F C une Cadence arithmétique, & l’on appelle Cadence mixte celle qui, du moyen arithmétique passant au moyen harmonique, se compose des deux avant de se résoudre sur l’extrême.

(Pl. K. Fig. 4).

De ces trois Cadences, l’harmonique est la principale & la premiere en ordre : son effet est d’une Harmonie mâle, forte & terminant un sens absolu. L’arithmétique est foible, douce, & laissé encore quelque chose à desirer. La Cadence mixte suspend le sens & produit à-peu-près l’effet du point interrogatif & admiratif.

De la succession naturelle de ces trois Cadences telle qu’on