Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/726

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


principes établis ci-dessus : car supposons l’échelle diatonique & mesurée, marquée Fig. 9 Pl. K. il est évident que la Note soutenue ou rebattue dans la Basse X, au lieu des Notes de la Basse Z, n’est ainsi tolérée que parce que, revenant toujours dans les Tems forts, elle échappe aisément à notre attention dans les Tems foibles, & que les Cadences dont elle tient lieu n’en sont pas moins supposons ; ce qui ne pourroit être si les Notes dissonantes changeoient de lieu & se frappoient sur les Tems forts.

Voyons maintenant quels Sons peuvent être ajoutés ou substitués à ceux de l’échelle diatonique, pour la formation des Genres Chromatique & Enharmonique.

En insérant dans leur ordre naturel les Sons donnés par la Série des Dissonances, on aura premiérement la Note sol Dièse N. (Pl. I. Fig. 11.) qui donne le Genre Chromatique & le passage régulier du Ton majeur d’ut à son mineur correspondant la. (Voyez Pl. K. Fig. 10.)

Puis on a la Note R ou si Bémol, laquelle, avec celle dont je viens de parler, donne le Genre Enharmonique. (Fig. 11.)

Quoique, eu égard au Diatonique, tout le Systême harmonique soit, comme on a vu, renfermé dans la raison sextuple ; cependant les divisions ne sont pas tellement bornées à cette étendue qu’entre la Dix-neuvieme ou triple Quinte 1/6, & la Vingt-deuxieme ou quadruple Octave 1/8, on ne puisse encore inférer une moyenne harmonique 1/7 prise dans l’ordre des aliquotes, donnée d’ailleurs par la Nature dans les Cors-de-chasse & Trompettes marines, & d’une intonation très-facile sur le Violon.