Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/764

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Sixieme Ton.... Fa majeur.

Septieme Ton..... Re majeur.

Huitieme Ton...... Sol majeur, en faisant sentir le Ton d’Ut.

On auroit pu réduire ces huit Tons encore à une moindre étendue en mettant à l’Unisson la plus haute Note de chaque Ton, ou, si l’on veut, celle qu’on rebat le plus, & qui s’appelle, en terme de Plain-Chant, Dominante : mais comme on n’a pas trouvé que l’étendue de tous ces Tons ainsi réglés excédât celle de la voix humaine, on n’a pas jugé à propos de diminuer encore cette étendue par des Transpositions plus difficiles & moins harmonieuses que celles qui sont en usage.

Au reste, les Tons de l’Eglise ne sont point asservis aux loix des Tons de la Musique ; il n’y est point question de Médiante ni de Note sensible, le Mode y est peu déterminé, & on y laissé les semi-Tons où ils sé trouvent dans l’ordre naturel de l’Echelle ; pourvu seulement qu’ils ne produisent ni Triton ni Fausse-Quinte sur la Tonique.

TONIQUE, s. f. Nom de la Corde principale sur laquelle le Ton est établi. Tous les Airs finissent communément par cette Note, sur-tout à la Basse. C’est l’espece de Tierce que porte la Tonique, qui détermine le Mode. Ainsi l’on peut composer dans les deux Modes sur la même Tonique. Enfin, les Musiciens reconnoissent cette propriété dans la Tonique, que l’Accord parfait n’appartient rigoureusement qu’à elle seule. Lorsqu’on frappe cet Accord sur une autre Note, ou