Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/780

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inventé par un certain Baffelin, Foulon de Vire en Normandie, & comme, pour danser sur ces Chants, on s’assembloit dans le Val-de-Vire, ils furent appelles, dit-on, Vaux-de-Vire, puis par corruption Vaudevilles.

L’Air des Vaudevilles est communément peu Musical. Comme on n’y fait attention qu’aux paroles, l’Air ne sert qu’à rendre la récitation un peu plus appuyée ; du reste on n’y sent pour l’ordinaire ni goût, ni Chant, ni Mesure. Le Vaudeville appartient exclusivement aux François, & ils en ont de très-piquans & de très-plaisans.

VENTRE. Point du milieu de la vibration d’une Corde sonore, où, par cette vibration, elle s’écarte le plus de la ligne de repos. (Voyez NOEUD.)

VIBRATION, s. f. Le corps sonore en action sort de son état de repos, par des ébranlemens légers, mais sensibles, fréquens & successifs, dont chacun s’appelle une Vibration. Ces Vibrations, communiquées a l’Air, portent à l’oreille, par ce véhicule, la sensation du Son ; cet ce Son est grave ou aigu, selon que les Vibrations sont plus ou moins fréquentes dans le même tems. (Voyez SON.)

VICARIER, v. n. Mot familier par lequel les Musiciens d’Eglise expriment ce que sont ceux d’entr’eux qui courent de Ville en Ville, & de Cathédrale en Cathédrale, pour attraper quelques rétributions, & vivre aux dépens des Maîtres de Musique qui sont sur leur route.

VIDE. Corde-à-vide, ou Corde-à- jour ; c’est, sur les Instrumens à manche, tels que la Viole ou le Violon, le Son qu’on tire de la Corde dans toute sa longueur, depuis