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La Monongahéla

une proclamation du général Hill, dans laquelle les Canadiens étaient cordialement invités à reconnaître l’autorité de la reine Anne.

« Plusieurs vieux officiers, ajoute le même auteur, avaient péri dans ce désastre ; car on découvrit des commissions signées par Jacques II avant l’année 1689. Des livres catholiques et des images de la Sainte Vierge, trouvés parmi les habits et les effets, firent supposer avec raison qu’il devait y avoir aussi des catholiques. »

La nouvelle de cette catastrophe s’étant répandue dans les colonies anglaises avec la rapidité de la foudre, Nicholson, qui s’avançait sur Montréal, s’empressa de retraiter après avoir brûlé ses forts.

Quant à Sir Hovenden Walker, après avoir croisé pendant deux jours sur les lieux du naufrage, il assembla un conseil de guerre où il fut décidé que l’absence de pilote capable de conduire la flotte rendait impossible le projet de remonter jusqu’à Québec.

Tous les vaisseaux, à l’exception du Léopard qui resta sur les lieux avec quelques brigantins, reçurent l’ordre de se rendre à la baie des Espagnols, dans l’Île du Cap Breton.

Tous étaient au rendez-vous général le huit septembre.

Dans un second conseil de guerre, on renonça à l’idée d’attaquer Plaisance sous le prétexte qu’on manquait de provisions de bouche. Finalement la