Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/105

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


au hasard sans distinction de valeur ni de catégorie.

Avant peu, carreaux, trèfles, piques et cœurs, se succédant en raies droites, ébauchèrent sur le fond noir la configuration d’un toit ; puis ce fut une façade complète percée de quelques fenêtres et d’une large porte, sur le seuil de laquelle Whirligig dessina soigneusement, avec un jeu entier, la silhouette d’un ecclésiastique en chapeau, qui, descendant de sa demeure, semblait accueillir le groupe de collègues dirigés vers lui.

La réussite terminée, le clown se tourna pour donner en ces termes l’explication de ses trois chefs-d’œuvre : « Une confrérie de Révérences sortant de la tour d’un vieux cloître pour rendre visite au curé dans sa cure. »

Ensuite, toujours leste et léger, il plia la tenture noire avec toutes les cartes qu’elle contenait et démolit en quelques secondes le mur évocateur et la tour brune.

Tout fut bientôt réintégré dans les solides paniers, avec lesquels Whirligig s’éclipsa comme un lutin.


Au bout d’un moment le ténor belge Cuijper parut en scène, serré dans une étroite redingote.