Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/300

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de jadis, s’exerçait souvent à l’écart dans l’espoir de reconquérir son ancienne souplesse.

Juillard ébauchait sur l’histoire des Électeurs de Brandebourg une brillante conférence avec portraits à l’appui.

Après avoir promis de figurer sur le programme, Balbet, dont les bagages contenaient des armes et des munitions, retrouva toutes ses cartouches mouillées par la mer, qui, à marée haute, profitant d’une large voie d’eau occasionnée par l’échouement, avait partiellement envahi la cale du Lyncée. Mise au courant de ce contretemps, Sirdah proposa généreusement l’arme et les cartouchières de Velbar. L’offre fut acceptée, et Balbet entra en possession d’un excellent fusil Gras accompagné de vingt-quatre cartouches restées en parfait état grâce à la sécheresse du climat africain. Laissant le tout en place sur la tombe du zouave, l’illustre champion annonça pour le jour du gala un prestigieux exercice de tir, complété par un assaut sensationnel avec le fleuret mécanique de La Billaudière-Maisonnial.

Les colis de Luxo, plus encore que ceux de Balbet, avaient souffert de l’inondation, et toutes les pièces d’artifice, heureusement assurées, se trouvaient irrémédiablement perdues. Le bouquet final, soigneusement empaqueté à part, avait seul échappé au désastre ; Luxo résolut