Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/301

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


d’embellir notre fête complexe en tirant ce groupe de portraits éblouissants, qui désormais ne pouvait arriver en temps voulu pour le mariage du baron Ballesteros.

L’ichtyologiste Martignon passait son temps sur mer dans une pirogue procurée par Sirdah. Armé d’un immense filet à longue corde extrait d’une de ses malles, il opérait de continuels sondages, espérant faire quelque intéressante découverte dont la communication viendrait enrichir le programme du gala.

Tous les autres membres du club, inventeurs, artistes, dresseurs, phénomènes ou acrobates, s’exerçaient dans leurs spécialités diverses, voulant posséder tous leurs moyens pour le jour de la solennité.

Dans certaine partie du Lyncée particulièrement éprouvée par le choc, on avait découvert douze véhicules à deux roues, sortes de chars romains ornés de peintures voyantes. Au cours de leurs tournées, les familles Boucharessas et Alcott, en se réunissant, employaient toute cette carrosserie à l’accomplissement d’un curieux exercice musical.

Chacun des chars, une fois mis en marche, faisait entendre une note pure et vibrante produite par le mouvement des roues.

Au moment de l’exhibition, Stéphane Alcott