Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/360

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



L’expérience serait ainsi corsée par une séance de sommeil léthargique, donnée devant tous par le jeune noir paresseusement couché sur son cadre au milieu de ses divers animaux disposés avec symétrie.

Pour l’éponge un moyen facile s’offrait, procuré par le hasard.

Pendant les premiers essais d’accoutumance à l’air libre tentés sur ses élèves, Fogar, voulant agir par tâtonnements, avait soin de verser de temps à autre une certaine quantité d’eau de mer sur les tissus vivants, qu’une trop grande sécheresse eût fait périr.

Un jour, soucieux de ménager sa provision d’onde marine, le jeune homme se servit d’eau douce et commença la distribution par l’éponge, qui aussitôt se contracta énergiquement pour exprimer avec horreur le liquide mal adapté à ses fonctions vitales.

Une douche identique, administrée au jour dit, ne pouvait manquer d’amener les mêmes effets en déterminant l’activité réclamée.

Le bloc gélatineux se montrait particulièrement apathique.

Heureusement Fogar, songeant à la grotte, se rappela les aspérités rocheuses qui, en pénétrant douloureusement dans les chairs de l’animal, avaient provoqué le mouvement giratoire des trois tiges divergentes.