Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/424

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


l’épine blanche ; les écussons s’attachent & reprennent fort bien. Sur l’épine, il faut écussonner fort bas ; mais sur l’aria ou n°. 1, on peut poser l’écusson aussi haut que l’on voudra, pourvu que ce ne soit pas sur une tige fort grêle.

Le n°. 7 paroît former une nuance très-déliée entre les aliziers & les poiriers, tant par la forme extérieure du fruit, que par les cinq loges qui se trouvent à son centre, & qui contiennent chacune un pepin : aussi quelques-uns l’appellent l’alizier poirier. Plusieurs pépiniéristes le cultivent sous le nom d’azerolier à gros fruit. On le greffe avec succès sur l’alizier n°. 1, sur l’épine & sur le poirier ; il pousse médiocrement sur l’alizier, & plus vigoureusement sur l’épine ; sur le poirier, il vient fort bien, végète sobrement, ne tarde point à rapporter, & donne un plus gros fruit, surtout si l’on veut confier son bourgeon à un poirier de beurré ou d’épargne.

Ce petit fruit est très-joli : on le préféreroit volontiers, pour le goût, aux sorbes, aux nêfles, aux azeroles ; on en fait des confitures agréables. Cet arbre porte, à la fin de Mai, d’assez gros bouquets de fleurs blanches qui lui assignent une place dans les bosquets de ce mois ; son feuillage n’a aucun mérite : mais l’éclat de son fruit doit le faire entrer dans la composition des bosquets d’été.


ALKEKENGE. (Voyez Coqueret)


ALKERMÈS. Préparation pharmaceutique plus simplifiée dans la pharmacopée de Paris que dans plusieurs autres, & cependant encore trop chargée de drogues inutiles. Cette confection est cordiale, stomachique, anti-putride ; on la donne dans les palpitations, dans les syncopes, & même pour les vapeurs. On la prend à la pointe d’un couteau, ou délayée dans du vin, dans du bouillon : elle empêche, dit-on, l’avortement ; sa dose est depuis un scrupule jusqu’à une drachme.


ALLAITER. (Voyez Lait)


ALLÉE. Terme de jardinier, qui se dit des lieux propres à la promenade. Il y a plusieurs sortes d’allées ; les allées sablées, les allées de gazon, ou pelouses, ou tapis verds ; les allées couvertes & découvertes, les allées simples & les allées doubles, les allées droites, ou tournantes, ou en zig-zag, labourées ou hersées, de compartiment, d’eau, &c.

Les allées couvertes sont celles qu’on forme avec des arbres, comme le tilleul, l’orme, le maronnier d’Inde, & même la charmille, &c. &c. Les branches de ces arbres doivent être entrelacées, ou tellement rangées en éventail, qu’elles dérobent la vue du ciel à ceux qui se promènent sous ces arbres. Ces allées doivent être tenues fort larges, pour peu qu’on leur donne une certaine longueur, sans quoi elles ressembleroient à un boyau, l’effet de la perspective étant de les rétrécir à l’œil dans l’éloignement : d’ailleurs, la hauteur qu’on veut laisser jusqu’à la naissance de la voûte, doit contribuer pour beaucoup à la largeur qu’on se propose