Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/616

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qui leur sont propres : sans ces précautions, les enfans périssent, tristes & douloureuses victimes des débordemens du père, de la mère ou de la nourrice. M. B.


Aphtes, Médecine vétérinaire. Ce sont de petits ulcères superficiels qui se montrent dans l’intérieur de la bouche des animaux. Le siège principal de cet accident est l’extrémité des vaisseaux excrétoires des glandes salivaires, & de toutes les glandes qui fournissent une humeur semblable à la salive ; ce qui fait que le palais, la langue & le gosier de l’animal se trouvent attaqués de cette maladie.

La cause des aphtes est un suc visqueux & âcre, qui s’attache aux parois de toutes ces parties, & y occasionne, par son séjour, ces espèces d’ulcères.

On juge de la malignité des aphtes par leur couleur & leur profondeur. Ceux qui sont superficiels, transparens, blancs, séparés les uns des autres, & qui se détachent facilement sans être remplacés par de nouveaux, ne sont pas dangereux. Les lotions de rue, d’ail, de vinaigre les guérissent radicalement. Mais ceux, au contraire, qui creusent profondément, s’agrandissent, deviennent noirs ou de couleur livide, sont d’une espèce maligne. Tel est, par exemple, le chancre qui occupe ordinairement le dessous de la langue des chevaux ; (voyez Chancre) telle est encore la pustule maligne, de la nature du charbon, qui fait bientôt périr le bœuf & le cheval, s’ils ne sont promptement secourus. (Voyez Charbon) Les autres espèces d’aphtes n’étant que les symptômes ou les effets de quelque maladie, cèdent à l’usage des remèdes qui leur sont propres. Il nous reste seulement à dire qu’il est très-important dans toutes les maladies, d’examiner la bouche des animaux. Les aphtes venant tantôt d’une cause, tantôt d’une autre, exigent un traitement différent. M. T.


API. (Pomme d’) Voyez Pomme.


Api. (Voyez Céleri)


APOCIN qui porte la ouate ou Apocin de Syrie. (Voyez Planche 17, pag. 548.) M. Tournefort range cette plante dans la cinquième section des herbes à fleur en forme de cloche, dont le fruit est fait en forme de gaine, & il la nomme apocinum majus syriacum rectum. M. le chevalier Von Linné la classe dans la pentandrie digynie, & l’appelle asclepias syriaca.

Fleur A, d’une seule pièce, en forme de cloche, découpée en cinq parties. Son calice également découpé en cinq parties, & chacune de ses découpures est placée entre celles de la fleur. B représente la fleur vue de face ; C représente le dessous de la corolle, percée au centre, pour laisser parler le pistil D qui a deux stigmates cylindriques ; il porte sur l’ovaire E.

Fruit. C’est une gaine oblongue, pointue, plus large dans le milieu, renflée. En F, ce fruit est représente ouvert, afin de montrer la disposition des graines. Chaque graine G est plate, enveloppée d’une aigrette considérable H, par laquelle elle tient au placenta I, représenté nu dans la figure K.

Feuilles : elles sont entières, ovales,