Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1782, tome 2.djvu/652

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mieux de leurs parties étrangères & grossières dans les celliers, que dans les caves, si on les y place aussi-tôt qu’ils sont faits. Pourvu qu’il ne gèle pas dans le cellier, cela suffit. D’ailleurs, suivant les espèces de vins, les uns sont en état d’être soutirés à Noël, & presque tous en Février ; ainsi l’attention à prévenir les effets de la gelée dans le cellier, ne sera pas de longue durée. Le moment de soutirer le vin étant venu, on placera la cannelle à la barrique ; & avec les mêmes tuyaux de fer-blanc ou de cuir, (je préfère les premiers) on descendra le vin dans la cave, & on y remplira tous les vaisseaux de ce vin tiré à clair. Un seul homme suffit pour faire tout le travail, & deux au plus le feront avec la plus grande facilité. On ne sauroit croire combien la conduite des vins est coûteuse, par la quantité de monde qu’il faut employer : je ne pense pas qu’il y ait un moyen plus simple d’éviter la dépense, que celui que je propose.

Rien n’égale la mal-propreté des fermiers, des maîtres-valets, relativement au cellier. Comme il ne sert que pendant un certain tems de l’année, c’est le réceptacle de tous les débarras de la métairie ; & quelque grand qu’il soit, il est toujours encombré de manière qu’on ne sauroit s’y tourner. Combien de fois n’ai-je pas vu les poules, les dindes, aller se coucher sur les cuves, sur les pressoirs, & après cela, doit-on être étonné si une pièce de bois couverte d’excrémens pendant neuf mois de l’année, est pourrie : il faudra la remplacer par une autre qui éprouvera le même sort : enfin le bois de la cuve s’imprègne tellement de mauvaise odeur, qu’elle se communique à la vendange mise en fermentation, & de là au vin qui en provient.

Dès que la vendange en finie, dès que le vin est dans les tonneaux, faites laver exactement, & essuyez tout ce qui a servi à sa fabrication ; que dans le cellier il ne reste aucun vestige d’ordure ; que les vaisseaux vides soient placés de manière qu’un courant d’air circule tout autour ; que chaque objet ait une place fixe, d’où on ne le tirera que pour l’y remettre après s’en être servi : enfin, que tout y soit aussi propre & aussi net que dans les appartemens.


CELLULE, ou Loge, Botanique. C’est l’espace vide de la capsule où sont logées les semences. Delà vient l’épithète de cellulaire, que l’on donne à certains fruits. (Voyez Capsule & Loge) M. M.


Cellule. Une cellule d’abeille est un tuyau exagone, dont un bout est ouvert, & l’autre fermé par une base ou fond pyramidal, composé de trois rhombes assez communément égaux. (Voyez l’article Alvéole) M. D. L. L.


CENDRE. Substance qui reste des matières combustibles après que le feu les a consumées à l’air libre.

I. Des principes des cendres. Il est essentiel de les connoître, sans quoi on feroit des raisonnemens faux, qui conduiroient à une pratique vicieuse. Tous les corps qui renferment des substances inflammables, donnent, réduits en cendres, un sel alcali ; (voyez ce mot) & c’est de ce sel que résulte leur activité sur la végétation des plantes.

Chaque espèce de substance inflam-