Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1782, tome 2.djvu/73

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


toute heure elle en donne des signes évidens, tantôt plus marqués, tantôt plus foibles. Plus on s’élève dans les régions atmosphériques, & plus elle a d’énergie, sans doute parce qu’elle y est plus libre, & qu’il s’y rencontre moins de vapeurs aqueuses qui détruisent en partie l’effet de l’électricité.

Le fluide électrique est donc un des principes toujours existans dans l’atmosphère ; mais il ne peut y exister sans avoir une influence directe sur tous les êtres organisés, qui tirent de son sein la matière de leur nourriture & de leur respiration. Les effets de cette influence dépendent particuliérement de la manière générale dont l’électricité agit ; & pour bien concevoir ses effets, il faut avoir des connoissances préliminaires du fluide électrique, & de sa nature. Il nous paroît donc plus naturel de traiter cet objet à la suite des notions que nous donnerons de l’électricité. (Voyez ce mot)


ATROPA. (Voyez Belladonne)


ATROPHIE, Médecine Rurale. Amaigrissement de tout le corps, ou seulement de quelques-unes de ses parties. Dans l’atrophie de tout le corps, la nourriture est dépravée, le corps se détruit par degré & se dessèche, la graisse & la chair se consument. Il y a cette différence entre la maigreur & l’atrophie, que dans la première, la graisse seule se consume, & que dans la seconde, la graisse & la chair se fondent. La fièvre lente & consomptive accompagne toujours l’atrophie. Le marasme (voyez ce mot) est le dernier degré de cette maladie ; l’atrophie est plutôt la suite des autres maladies, comme des suppurations intérieures, &c. qu’elle n’est par elle-même une maladie, excepté chez les jeunes gens qui s’épuisent auprès des femmes, ou par la masturbation. M. B.


ATROPHIE, Médecine Vétérinaire. Maigreur excessive de l’animal. Elle est ordinairement la suite de quelque maladie intérieure. On y remédie en rétablissant les forces dans leur état naturel par une nourriture bien choisie, telle que le bon foin, l’avoine, l’orge en grain, l’eau blanchie avec de la farine, les lavemens nutritifs, & le repos. La maigreur est incurable lorsqu’elle est symptomatique, c’est à-dire, lorsqu’elle est entretenue par des suppurations internes, des ulcères au poumon, des squirrhes au foie, des sueurs habituelles, par la morve invétérée & la pulmonie.

Nous reconnoissons encore une autre espèce de maigreur occasionnée par une évacuation abondante de salive. Les chevaux qui ont le tic (voyez ce mot) y sont sujets. Plus l’écoulement de cette humeur est copieux, plus la maigreur devient extrême, les forces diminuent sensiblement, & l’animal tombe dans l’atrophie.

On peut prévenir ce mal, en garnissant de fer-blanc ou de tôle, les bords de la mangeoire, & les parties du râtelier où le cheval appuye ses dents pour ticquer. Cette méthode nous a réussi à merveille dans des jeunes chevaux.


ATTACHE, ATTACHER, C’est la chose & l’action par laquelle