Page:Ségur - La Santé des enfants.djvu/24

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Pour faire cette opération il faut être quatre ; une personne maintient les mains de l’enfant ; une autre lui maintient la tête ; une troisième cautérise d’une main et de l’autre maintient, avec le manche d’une cuillère la langue de l’enfant ; la quatrième personne tient la bougie pour éclairer la gorge.

Agissez avec promptitude et sans prévenir l’enfant. Ne lui donnez pas le temps de se reconnaître ; plus vous irez vite, mieux l’enfant s’en trouvera.

Que tout soit prêt d’avance.

Tant que l’enfant a le visage altéré, l’haleine fétide, et la fièvre, il faut ne donner aucune nourriture, faire boire souvent et continuer le traitement.

S’il n’y a pas de garde-robe, donnez tous les jours un lavement d’eau et de lait.

Quand tous les mauvais symptômes ont disparu, qu’il ne reste plus qu’un peu de fièvre, si l’enfant demande à manger, vous pouvez lui donner du bouillon à l’oseille ou aux herbes, et peu d’heures après, une petite croûte de pain sec.

Pour les tout petits enfants, le traitement est indiqué ; il faut tout faire par la force.

Une chose très-utile dans la prévision de l’angine et de tout mal de gorge, c’est d’apprendre aux enfants dès l’âge de quinze à dix-huit mois, à se gargariser ; ils le feront s’ils le voient faire.

J’ai eu récemment encore l’occasion de bénir l’heureuse prévoyance qui m’avait fait apprendre à mes petits-enfants à se gargariser. Je le faisais devant eux tous les matins à ma toilette, et ils l’ont fait par imitation ; une de mes petites-filles a été prise d’une angine couenneuse qui a été arrêtée dès son début