Page:Ségur - La Santé des enfants.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


ou de limonade, et de s’abstenir de toute nourriture salée ou excitante.

Il faut essayer des bains de feuilles de mauve ou de tilleul ; un bain de vingt minutes tous les soirs avant le dernier repas.

Si le bain de mauve ou de tilleul ne réussit pas, essayez-en un autre, le lendemain, avec un verre de vinaigre dans la valeur de deux seaux d’eau. Souvent l’acidité du vinaigre enlève la démangeaison.

Un remède facile et qui réussit presque toujours, c’est de faire à l’enfant une soupe avec de jeunes feuilles d’orties comme on fait une soupe aux herbes ordinaires.

On y met du pain si on veut.

On peut recommencer cette soupe aux orties plusieurs jours de suite, si elle plaît à l’enfant.

J’ai vu l’urticaire ou ortilière venir subitement à la suite d’une frayeur, d’une douleur vive, etc. ; un de mes plus jeunes fils, en ramassant une balle qui avait roulé sous une commode, fut piqué sous l’ongle par une guêpe ; la douleur fut si vive, qu’il fut sur le point de se trouver mal ; quelques instants après il fut couvert de boutons urticaires, qui ne se dissipèrent qu’au bout de trois jours.


croûtes au visage.


Les croûtes à la tête, au front, au visage, sont le résultat d’une humeur héréditaire ; on peut les conjurer, les prévenir même en partie, avec une grande propreté.

la tête de l’enfant, de même que tout le corps,