Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/123

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


de belles à raconter de ces gens-là si on voulait parler ! Adieu, mademoiselle. »

Et Mme Piron rentra dans sa chambre en fermant la porte avec violence. Gribouille riait sous cape ; avant de suivre sa sœur qui se retirait, il alla doucement à la porte de la chambre de Mme Piron, et, tournant la clef, l’enferma à double tour. Il courut ensuite rejoindre Caroline au moment où elle se retournait pour le chercher.

caroline.

Pourquoi es-tu resté en arrière ? Que faisais-tu chez Mme Piron ?

— Je l’ai punie, s’écria Gribouille se frottant les mains, riant et gambadant.

— Punie ? Comment ? dit Caroline effrayée.

gribouille.

Je l’ai enfermée à double tour ! Ah ! ah ! ah ! Elle est en pénitence pour expier sa méchanceté.

caroline.

Oh ! Gribouille ! elle va être furieuse quand elle s’en apercevra.

gribouille.

Qu’est-ce que cela nous fait ? Tant mieux ! elle mérite d’être punie, car elle a été par trop méchante.

caroline.

Retourne chez elle, Gribouille, et va lui ouvrir la porte : elle pourrait porter plainte et nous faire une mauvaise affaire.

gribouille, avec inquiétude.

À toi, Caroline ?