Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/126

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cher sans avoir satisfait sa vengeance. Gribouille la salua d’un air moqueur, et rejoignit sa sœur en riant de toutes ses forces.

« Pourquoi ris-tu, Gribouille ? Qu’as-tu fait encore ? » dit Caroline un peu inquiète.

Gribouille lui raconta ce qui venait de se passer entre lui et Mme Piron. Caroline, tout en grondant son frère, ne put s’empêcher de partager sa gaieté ; ils rentrèrent chez eux, firent un souper frugal, et se couchèrent après avoir terminé leurs derniers arrangements et avoir tout mis en ordre dans la maison qu’ils devaient quitter le lendemain.

Gribouille dormit profondément, se leva au premier appel de sa sœur et s’habilla à la hâte pour se rendre avec elle chez M. et Mme Delmis. Ils ne trouvèrent encore personne d’éveillé ; ils allèrent à la cuisine pour commencer les préparatifs du déjeuner.

« Quel désordre ! dit Caroline.

— Nous aurons affaire de tout nettoyer, dit Gribouille.

caroline.

Tâche de trouver un balai ; tu balayeras pendant que je laverai la vaisselle. »

Gribouille alla du côté du lavoir.

« Ah ! s’écria-t-il en apercevant la vaisselle brisée. Ma sœur, viens voir ! les porcelaines, les cristaux cassés ! »

Caroline accourut et répéta le mot de Gribouille.

« Mon Dieu ! mon Dieu ! que va dire madame ?