Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/259

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« Je viens de chez M. le Curé, dit-il en entrant. Je lui ai raconté ce qui s’est passé. Il a soupiré, puis il a souri avec un air si bon et si triste, qu’il m’a donné envie de pleurer. Il m’a dit qu’il fallait chercher de l’ouvrage ; j’ai été demander à Mme Piron, qui m’a agoni de sottises ; et puis à Mme Ledoux, qui m’a jeté un balai dans les jambes. Où aller maintenant ? Je ne sais plus.

caroline.

Mon bon Gribouille, attendons que nous ayons quitté nos maîtres. Nous retournerons chez nous, et, quand nous aurons tout nettoyé et arrangé, nous irons ensemble chercher de l’occupation, mais pas chez ces dames, qui ne nous en donneraient pas. Maintenant, viens m’aider, et finissons ce que nous avons à faire. »

À peine avaient-ils fini leur travail, que Georges et Émilie entrèrent en courant.

« Caroline ! Gribouille ! s’écrièrent-ils, est-il vrai que vous vous en allez ?

caroline.

Oui, monsieur et mademoiselle, c’est malheureusement vrai.

émilie.

Et pourquoi partez-vous ? Il faut rester, rester toujours avec nous. Georges et moi, nous serions désolés de ne plus vous avoir.

georges.

Oh oui ! ma bonne Caroline, mon bon Gribouille, restez. Je vais dire à papa de vous forcer