Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/339

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XXVI

le pressentiment


Le médecin était venu aussitôt après le départ du curé, pour voir comment se trouvait sa malade ; il ne fut pas surpris d’apprendre sa mort, et il fit son procès-verbal, constatant que le coup sur la tête avait été la cause principale du décès ; elle avait, en outre, une côte cassée et plusieurs plaies sur diverses parties du corps. Quand le médecin fut parti, Gribouille se plaignit d’avoir faim.

le brigadier.

C’est un mal facile à enlever, mon garçon ; nous allons dîner ; seulement nous mangerons froid, car je n’ai pas eu le temps de réchauffer mon dîner.

Gribouille ouvrit son panier.

« Voici la moitié de poulet et les œufs que vous m’avez donnés ce matin ; Caroline dîne chez le curé, moi je dîne chez vous : ce serait donc perdu,