Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/387

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.




XXIX

l’enterrement et le mariage


Le brigadier avait été occupé jusqu’à la nuit aux formalités voulues pour constater le crime et le décès. Quand sa tâche fut finie, il se dirigea vers le presbytère pour savoir des nouvelles de Caroline ; il la trouva triste, laissant échapper de temps à autre une larme qui se faisait jour malgré tout son courage et sa résignation. Elle l’accueillit avec un doux sourire et reprit la conversation interrompue le matin ; elle s’assura que son frère n’était pas seul, recueillit encore quelques détails oubliés sur ses pressentiments, ses visions de sa mère et des anges ; elle sourit au souvenir de Jacquot et de la frayeur que témoignait Gribouille de ses mauvais propos. Le brigadier s’informa avec ménagement du jour et de l’heure de l’enterrement, et lui promit d’être à la tête du convoi. Le