Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/86

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« Entrez, dit Caroline, Tiens, c’est Thomas !

— Pardon, mam’zelle ; c’est moi qui viens de la part de Mme Grébu, l’épouse de l’adjoint, pour vous demander ses robes.

caroline.

Je ne les ai pas encore commencées, mon petit Thomas ; je vais m’y mettre tout de suite.

Thomas.

Non pas, non pas, mamz’elle ; Mme Grébu demande son robes en pièce ; elle pensait bien que vous n’aviez pas encore eu le temps de les faire ?

caroline.

Elle ne veut donc pas que je les lui fasse ?

thomas.

Faut croire que non, mam’zelle.

caroline.

Et pourquoi ? le sais-tu ?

thomas.

Je ne sais pas, mam’zelle. Je passais devant la maison de Mme la mairesse : Mme Grébu, qui était dedans, m’appelle par la fenêtre ; j’approche ; elle me dit : « Thomas, cours vite chez Caroline ; demande-lui mes robes ; qu’elle me les rende finies ou pas finies, et tous les morceaux avec ; j’espère qu’elle ne les a pas encore commencées. »

caroline.

Et Mme Delmis était avec elle ?

thomas.

Non, il n’y avait que Mlle Rose, qui riait, qui riait