Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/107

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QUARANTIÈME RÊVERIE



Vous êtes assis… …région des nues (Ob.

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3e Frag., 40-43). À votre gauche… | …La vallée
(Ibid., 44-54) commence à s’obscurcir… …comme
les cieux. (Ibid., 55-65).
Et quand… …vallée d’eau (Ibid., 74-75), quand le
vent du soir a soulevé les ondes, {sc|Et}} que l’œil… …les
distances (Ibid., 75-76), alors l’extrémité…  …une
pâle lueur (bid., 77-78) ; mais au milieu… …en
longs murmures. (Ibid., 80-86).
Dans les terres basses, dans les champs unis, tout est
facile, quelquefois même l’aspect en est gracieux ; mais
en même temps, et par un singulier accord, tout y paroît

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froid, trivial ou malheu|reux. La charrue qui soumet ces
contrées dociles, n’y ouvre qu’un sillon de larmes, et toute
la plaine a revêtu la misère de celui qui la pousse en
gémissant. L’homme s’y agite entre les vanités et les
dégoûts : il est frappé d’une sorte de vertige par la
continuelle aspiration de cet air social, de cette atmosphère
orageuse, qui retentit sans cesse de l’effort des arts, du
fracas des apparences enviées, et des soupirs de l’espoir.
Mais sur les monts sauvages une sorte d’immobilité
austère prolonge le temps, et agrandit la pensée. l’éther…
…un univers nocturne (Ob. VII, 149-154). Tout est
muet dans le monde visible ; mais il semble qu’une voix
tranquille, venue des profondeurs de l’espace (Cf. thème,
ibid., 83-86), exprime éloquemment… …harmonie
plus sensible (Ibid., 86-87), une puissance plus durable,
un… …éternel. Ibid., 87).