Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/39

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par le souvenir de ces belles erreurs ; cherchez ces
anciennes impressions au pied de la chute de Pissevache [1].
Cette eau agitée,… …à vous plonger (Ob. LXXXIV,
35-40). , vous verrez… …dans les Alpes (Ibid.,

[39]

49-53). Entrez dans cette vapeur… | …l’énergie du
monde. (Ibid., 18-31).


HUITIÈME RÊVERIE


[40]


Dans la plupart des climats… | …à l’effet de ces deux
périodes [2],… …sans l’arrêter. (B. III, (145-160).
Si ces quatre saisons étoient partout également
marquées, les différences entre les peuples seroient beaucoup
moins grandes. Les hommes des plaines brûlantes ont
les passions irascibles, parce qu’ils n’ont point d’automne :
les longs hivers donnent aux peuplades du Nord un plus
grand besoin d’activité, l’humeur guerrière et le goût des
invasions. L’extrême civilisation et les communications
des peuples ont affoibli ces différences ; mais les traces en
paroissent encore sensibles.
Sans doute les saisons extrêmes influent aussi sur nous,
et à plusieurs égards cette influence est grande ; mais il
semble qu’elle soit plutôt l’occasion en quelque sorte que
la cause directe des impulsions morales que nous éprouvons
alors. D’ailleurs elles nous maintiennent dans un état
physique déjà établi antérieurement, au lieu que dans les
saisons mixtes qui préparent celles-là, nous sentons en |
  1. En Valais
  2. Les Gaulois ne distinguoient que deux saisons ; l’été et l’hiver. Dans la Germanie et dans l’Égypte, on en comptoit trois, ces deux saisons principales, et le printemps. Voyez Freret.