Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/136

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et son départ. Je suis si accablée de ces malheureuses lettres de bonne année, que je ne puis pas perdre mon temps avec quelqu’un à qui je n’ai plus cela à dire. Bonjour, Monsieur le Marquis bonjour, Madame la Marquise je suis ma foi à vous depuis la tête jusqu’aux pieds. A Aix, ce 27 décembre.

  • 25. DE MADAME DE SIMIÀSE AU MAHQUIS DE CÂtJMONT.

ig février.

Sij’avois quelque légère repentance detoutes les peines que je vous donne, mon cher Marquis, sans difficulté je vous en ferois de très-humbles excuses; mais avec la disposition où jesuisd’incorrigibilité(oh! quel mot!), je me garderai bien de chercher un pardon. Ce sont là nos grandes maximes. Voici qui suppléera peut-être. Je me suis surprise, en lisant votre lettre, dans un sentiment qui m’a étonnée moi-même, et qui est bien énergique. Tout au travers de M. Lainé, de corniches, de cheminées, de lambris et de ce qui occupe le plus mon cœur à présent, je n’ai eu d’attention qu’à la fin de cette lettre, où vous m’annoncez des affaires désagréables qui vous regardent. Mon Dieu! mon cher Marquis, et pourquoi en avez-vous de cette espèce? Que sont devenus tous les vœux que j’ai faits pour vous il n’y a pas deux mois ? Cela m’inquiète pour leur validité, mais encore plus pour votre repos, que je voudrois qui ne fût jamais troublé. J’espère que tout sera calmé, quand vous recevrez ceci. Je m’en vais cependant, avec votre permission, mon cher Marquis, dire un mot à M. Lainé.

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