Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/139

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Aubrespin a fini le salon au midi. Il attend avec impa- I 3 I tience les ordres de M. Laine, et moi encore davantage. Je suis bien fâchée de son incommodité. Je le prie de considérer que les ouvriers n’ont plus d’ouvrage; que le temps court bien vite. Vous me faites espérer que je recevrai demain de quoi reprendre la besogne Dieu le veuille!

Mille bonjours, mon cher Marquis. Les voix ont été fort partagées au sujet des Rolands la contumace a failli les perdre.

voir ensorcelé et suborné sa jeune pénitente la Cadière, affaire qui se term ina le 10 octobre ij3r par un arrêt d’absolution rendu àla simple majorité d’une voix (encore cette voix dut-elle être confondue avec une autre, et il y eut légalement partage des voix), voyez les Essais historiques sur le parlement de Provence par M.Cabasse(i826), tome III, p. 189 à a83 Barbier, tome II,p. 179 et suivantes, aoz et suivantes; laiVbrice, ci-dessus, p. 6 et 7 et note I; et ci-après, p. 61, 6î, 69 et 73. Le résumé de l’arrêt, donné par Barbier (p. aoa), fera suffisamment connaître les personnes qui étaient parties à ce procès, dont s’occupa tant Mme de Simiane et tout le public « Le jugement, dit-il, est des plus singuliers on décharge le P. Girard des accusations contre lui formées et crimes à lui imputés; on met la demoiselle Cadière, son frère le prêtre, son frère le jacobin, le P. Nicolas, prieur des Carmes de Toulon (et con fesseur de la Cadière après le P. Girard), hors de cour et de procès; on renvoie la Cadière chez sa mère pour en avoir soin, et on ordonne que tous les autres accusés seront mis hors des prisons. Iln’y a pas le moindre dommage et intérêt prononcé par ce jugement.en sorte que dans cette affaire, quia faitbruit dans toute l’Europe, il y a beaucoup de crimes et point de criminels, car c’en est un affreux et qui mérite grande punition que d’accuser le P. Girard de sortilége, d’inceste spirituel et d’avortement, s’il est innocent. »