Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/141

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Laon6fait feu et flamme contre le dernier arrêt du par- lement, au sujet de celui qu’il avoit lâché précédemment. Monsieur d’Évreux7 a fait un écrit de cent et tant de pages au sujet du concile d’Embrun. On ne sait pas si c’est pour ou contre; mais on le devine.

Mes pauvres petites corniches, mes profils, mes tuyaux de cheminée, voulez vous fourrer dans cette grande ’et belle compagnie! Eh bien! dites donc à Monsieur le Marquis que partie de votre troupe arriva hier au soir à Aix, à bon port, au grand contentement du seigneur Aubrespin, et que l’autre partie sera la très-bien venue. La lettre de M. Lainé à M. Fossati lui sera remise aujourd’hui, par une personne qui ne le quittera pas qu’il n’ait fait réponse.

Il y a bien ici une belle histoire d’une dame protégée par tous les cardinaux du monde elle a un procès à la • Tournelle8. Bonjour, cher Marquis.

siens en faveur des réfractaires qui refusaient de signer le formulaire i, mais l’affaire ayant été évoquée au conseil du Roi, il fut permis à l’archevêque de publier son instruction.

6. Etienne-Joseph delaFare, fils de l’auteur des ilfemoiretf, évêqueduo de Laon de 1724 à. 1741. Voyez sur cet indigne prélat, SaintSimon, tome XX, p. nS et suivantes. Il fit, le i™ avril 1731, une instruction pastorale contre les réquisitoires de l’avocat général Gilbert, instruction dont un arrêt du conseil d’État du a septembre suivant ordonna la suppression. Voyez sur tout cet alinéa, le Journal de Barbier, février et mars 173 ï.

7. Jean le Normand, évêque d’Evreux de 1710 à 1733, et, d’après Saint-Simon, qui le maltraite fort (tome VIII, p. 411 et 4n), tout dévoué aux jésuites. Sur le concile d’Embrun, voyez ci-dessus, p. 3g, note 3.

8. La Tournelle, au parlement de Paris, et sans doute aussiàëelui d’Aix, était la chambre où Pon j jugeait les affaires criminelles, excepté celles des gentilshommes et autres personnes d’État, qui devaient être jugées àlagrand’ehambre. V oyez la fin de la lettre suivante, p. 56.