Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/142

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7^" *z8. d;j madame de simïake AU marquis DE CAUMONT.

16 mars.

ON est à Olioules les commissaires y ont mené ta Cadière et le jésuite, pour les confronter avec les religieuses claristes d’un monastère où cette fille a demeuré quelques mois, et dans lequel le Père lui a rendu quelques visites dans sa chambre. Lorsque la troupe est partie de Toulon, les actions du jésuite avoient baissé le discrédit augmente depuis la confrontation avec les nonnes; mais tout ceci ne sont encore que des bruits, et cette affaire a varié si souvent pour et contre, qu’il seroit téméraire de former et d’asseoir un jugement sur des on dit.

Voici une lettre de pièces rapportées, plusieurs auteurs y ont travaillé. Procurez-moi, je vous prie, mon cher Marquis, une prompte réponse de M. Lainé. Quant à l’histoire de la dame Mataillan, elle est mot à mot dans son procès, qui fut jugé avant-hier; elle m’a paru digne de vous et de Mme de Caumont: je ne songe qu’à vous amuser; c’est une de nos bonnes plumes qui l’a écrite, cette histoire n’est-elle pas curieuse? Adieu, mon cher Marquis. Imaginezvous que M. d’Oppède, M. de Bandol1 et d’autres, ont reçu des lettres des cardinaux Banchieri8, MasLettbe a8 (inédite, revue sur l’autographe). i. François de Boyer de Eoresta, seigneur de Bandol, président à mortier au parlement de Provence. Il avait épousé W, Girardin de Vauvré, fille d’un intendant général des mers du Levant, et en secondes noces (1734) Jeanne de Laussel.

a. Antoine Banchieri, né à Pistoye en 1667, mort dans la même ville en septembre 1733. II avait été vice-légat d’Avignon de 1703 à 1706, nommé gouverneur de Rome en 1724) cardinal en 1728,