Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/186

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pour M. le Bret, pour le Grand Prieur*, pour nos consuls 5, pour le pauvre M. des Granges 6, et enfin pour tout ce qui l’a escorté, et qui enrage apparemment; il ne faut pas en omettre les galères, qui l’attendent depuis longtemps. On ne me parle de Paris que d’un théatin qui prêche à Versailles1, et qui passe tous les Bourdaloues, Massillons, etc.

Je vous souhaite et à Mme de Caumont de bonnes et saintes fêtes, mon cher Marquis, et je vais tâcher de les passer moi-même le moins mal qu’il me sera possible. Ce 24 décembre.

49. DE MADAME DE SIMIAHE A d’hÊMCOURT. A Aix, le 24 décembre 173 1.

Je ne pourrois en quatre pages d’écriture répondre aux quatre lignes que je reçois de vous, Monsieur je n’ai jamais rien vu de si joli, de si galant; comment faites-vous pour rendre si agréable un compliment si 4. Le chevalier d’Orléans (voyez ci-après, p. n3, note 6), grand prieur de France, envoyé par le Roi pour complimenter l’Infant, était arrivé à Cannes, le 17, le même jour que lui.

5. Le Bret s’était rendu avec les consuls d’Aix à Tarascon, deux jours avant l’arrivée de don Carlos dans cette ville.

6. Dès qu’on apprit à Versailles que le prince était parti de Séville, « le sieur des Granges, maître des cérémonies, fut envoyé sur la frontière pour accompagner l’Infant jusqu’à Antibes, et le faire recevoir, dans toutes les villes de son passage, avec les cérémonies convenables. » (Gazette du $ janvier 1732.)

7. Le P. Boursault, supérieur des Théatins, qui prêcha à la cour Pavent de 1731. « Tous ses sermons, dit le Mercure de décembre (p. 3o55),lui ont attiré une admiration si unanime de toute la cour, que les personnes les plus âgées ne se souviennent pas d’avoir jamais vu un plus grand succès. »