Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/221

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jours, sur ta phrase de votre lettre qui lui donne congé jusqu’à la revue j’ai de sérieuses raisons pour le garder ce peu de temps. Le marquis d’Antin9 doit passer à Aix; je serai bien aise de le voir, et il me faut mon grand maître de cérémonies10 vous le voulez bien, j’en suis sûre. Je ne sais plus ce qu’est devenu mon gendre Castellane son frère est revenu de ses montagnes; la ville se remplit voilà à peu près toutes mes nouvelles. Ma pendule attend sa console, et sa console, à ce que je comprends, attend son ouvrier; et moi je vous attends avec une impatience proportionnée à tous mes sentiments pour vous, Monsieur vous les connoissez, mais non encore tels qu’ils sont.

72. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉRTCOURT. Du 3o novembre 173a.

JE n’ai point vu le pauvre Sineti, Monsieur; il ne me trouva point chez moi, et quand j’envoyai chez lui en rentrant, il étoit malade et prêt à se coucher. Je suis véritablement en peine de lui son père n’est point trop mal; mais je crois qu’une petite absence et un peu de repos lui étoient absolument nécessaires. Son département et ses fonctions me semblent pénibles; l’air contagieux d’un hôpital n’est pas sain; vous avez de la bonté 9. Antoine-François de Pardaillan de Gondrin, second petit-fils du fils légitime de Mme de Montespan (voyez ci-après, p. 267, note r), dit le marquis d’Antin, vice-amiral de France, lieutenant général au gouvernement d’Alsace, mort en avril 174 1, sans laisser de postérité de Franeoise-Renée de Carbonnel de Canisy, remariée depuis au comte de Forcalquier, de la maison de Brancas. Sa mère s’était remariée avec le comte de Toulouse.

to. « des cérémonies. » (Édition de 1773.)

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