Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/226

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les commander; ils viendront quand ils pourront; la guerre et la paix seront faites dans l’Europe; tout cela ira à merveilles. Votre vin muscat est parti; c’est à vous à me dire quand il sera arrivé, et si vous l’aurez trouvé é bon. Celui qui vous le remettra est chargé du petit mémoire de tout ce que cela coûte. Vous l’avez ordonné ainsi jusqu’à la menace je ne veux pas perdre le titre de l’emploi de votre commissionnaire.

Vous croyez bien que dans un temps comme celui-ci, on ne dit précisément que les paroles nécessaires le superflu viendra en son temps.

nQ. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉKICOUIST. On dame! c’est que je suis la plus raisonnable et la plus juste personne qui soit sur terre vous allez voir. Je veux bien vous oublier, mais je ne veux pas que vous m’oubliiez je n’entendrois aucune raillerie, et je gronderai dès qu’il y aura un intervalle un peu considérable. Voilà, Monsieur, sur quoi il faut que vous comptiez, s’il vous plaît; et ne venez point tenir de mauvais propos que c’est par discrétion que vous ne voulez pas interrompre ma retraite mauvaises raisons, non reçues. Quant aux miennes, pour un marché qui paroît inégal, avec un peu de méditation, que vous y trouverez de choses flatteuses Je vous y renvoie, Monsieur. Je voudrois bien vous voir ici; je soupire après Belombre; je veux que vous vouliez y venir souvent, passer des soirées avec nous; vous savez parler toutes sortes de langues; vous savez vous accommoder à tous les esprits; vous savez permettre que l’on tienne son imagination un peu enchaînée, et dans le solide et le sérieux n’êtes-vous pas charmant? moyen-