Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/280

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• a même des lettres de Paris qui disent, comme chose certaine, qu’elle trouvera des ordres en chemin il faudra qu’ils soient bien précis pour l’arrêter. On disoit aussi que notre courrier étoit arrivé vous me l’auriez dit. Tout est en mouvement ici, vous n’en doutez pas, et que tous les esprits ne soient bien agités dans l’attente de ce qui sera réglé et arrangé. Nous en dirons davantage jeudi. Souvenez-vous, s’il vous plaît, de Ferrand, et continuellement de nous, mère, fille et cousin5. La fille souffre toujours.

Cette lettre écrite dès ce matin, je reçois à midi la vôtre, Monsieur, par un garde qui va à Bonneval. Me voilà éclaircie sur le fait de M. de Damv ille. Je vous attends mercredi de pied ferme depuis la première aube du jour jusqu’à la dernière. Pouvez-vous croire, Monsieur, qu’il y ait quelque heure du jour ou de nuit où ma porte ne vous soit ouverte? a

♦ IO8. DE MADAME DE SIMIANE A LA MARQUISE DE ROUSSET.

À Aix, 22 octobre.

Vous n’avez pas les gants1 de la pensée de nous aller joindre à Avignon, ma chère cousine c’étoit si bien 5. Le chevalier de Castellane voyez ci-dessus, p. 164 et note 2, et p. 177-

6. « de jour ou de nuit. » (Édition de tyyi.)

L-ettkk 108 (inédite, revue sur une copie de l’autographe). I « On dit proverbialement Fous n’aurez pas les gants, vous n’en aurez pas les gants, pour dire Vous n’êtes pas le premier qui nous donnez avis de cela.On le dit aussi à tous ceux qui sont les premiers, à faire, à découvrir, (à penser) quelque chose. » (Dictionnaire de V Académie de i6g4-)

1734 a

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