Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/288

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̃ 202

I73ff

112. DE MADAME DE SIMIANE A D’HÉRICOURT. Du 19 janvier 1735.

CECI est pour vous dire, Monsieur, que vous recevrez une de mes lettres bien belle, bien conditionnée, en faveur d’un Monsieur qui m’a été recommandé. Vous entendez ce jargon, et vous avez le contre-coup de tout l’ennui qu’on me donne c’est un plaisir qui satisfait ma malice. Bonjour, Monsieur citrons, oranges, monstres, mère, grand’mère, Pouponne, tout est à vous.

Grand merci de la relation; elle partira demain.

ï l3. DE MADAME DE SIMIANE A D’HÉRICOURT. Du 3 février 1735.

IL me semble, Monsieur, que vous me devez une réponse, et moi des tabatières de bergamote. Je m’acquitte pour huit; il en viendra d’autres; et pour des monstres, il en arrive sans nombre jamais la terre n’en avoit tant produit c’est apparemment pour vous plaire. Dès que je les aurai, je les ferai partir pour Marseille. Mais vous devriez bien en faire un petit brin ma cour à M. de Maurepas; je vous tiens quitte des autres. Je vous féli- cite de la bonne compagnie qui vous arrive je vous permets bien à présent de m’oublier; mais auparavant vous me devez assurément une lettre.

J’attends à tous les instants le marquis d’Àntin1. S’il faisoit beau, vous devriez mener votre compagnie à Belombre M. Pène’ a les clefs d’en bas.

Lettre ii3. i. Voyez ci-dessus, p. i35, note 9.

a. Voyez ci-après, p. a6s.