Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/327

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Mme DE Sêvigwé. XI rg

1736

l38. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉRICOURT. t 36 Du 26 février 1736.

Voila, des monstres1, Monsieur: j’en ai gardé un petit brin pour envoyer au marquis d’Antin, qui se mit à mes genoux pour en avoir; mais je ne vous ai point fait de tort, et ce sera la dernière friponnerie vous aurez dorénavant tous les monstres du pays Vençois. Mme de Vence se flatte que l’âge, la maladie et les austérités la mettront bientôt au rang des monstres qui vous sont destinés.

Je vous pardonne, Monsieur, de ne pas écrire, dès que vous promettez de venir parler vous-même venez donc, et ne nous traitez pas plus mal que Toulon, où vous avez fait un séjour fort honnête.

Dans la quantité des grâces que je vous demande, vous sentez bien le degré de part que j’y prends ordinairement c’est point du tout; mais par-ci par-là il y a des choses qui me tiennent au cœur et qui en partent. Il y en a une de cette espèce, mais je ne veux pas vous a dire tout à fait; je veux seulement vous prier de me mander loyalement, cordialement et sincèrement si vous avez quelque vue et quelque engagement pour la place de Gerbier. Je sais que le R. P. de Pézenas lorgne cette place, qu’il a des protections sa robe n’en laisse pas douter; mais peut-être ne voudra-t-on pas revêtir d’un emploi le membre d’un corps qui s’attribue tout, et qui tient bien ce qu’il tient une fois raison qui devroit éloigner ce Père dans cette occasion. Mais tant y a, est-ce là votre choix, votre goût, votre penchant ? P dites-le-moi vrai, et selon votre réponse, je parlerai ou LETTRE x38. 1. Sans doute encore de ces citrons extraordinaires dont il a été question ci-dessus, p. 198 et igg.

W cn.