Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/521

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NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 435

bibliothécaire de là ville de Troyes, possédait, depuis quinze ans à cette époque, un autre exemplaire, qu’il avait trouvé à Paris chez un bouquiniste, et qu’à cet exemplaire était jointe une note manuscrite contemporaine, de M. Huez, lieutenant particulier au bailliage de Troyes, faisant connaître que ce recueil sortait des presses de Jacques Lefèvre, imprimeur à Troyes. (Voyez les Recherches de M. Corrard de Breban sur l’établissement et l’exercice de l’imprimerie à Troyes, î« édition, p. aa-3i.) Ce précieux petit volume n’a ni avertissement ni préface. On serait tenté de croire, en voyant combien il est devenu rare, que l’impression a été arrêtée tout à coup, que les feuilles tirées ont été saisies et détruites, et qu’on n’en a sauvé qu’un très-petit nombre d’exemplaires; maisunenote dePerrin, ajoutée en i"54 à la préface de son édition de i734, s’oppose, il nous semble, à cette conjecture, car cette note paraît bien s’appliquer, quoique le nombre des lettres soit inexactement indiqué, à ce choix de 1725. Après avoir mentionné les éditions de Rouen.et de la Haye, Perrin ajoute « On ne dit rien d’une brochure imprimée à Troyes, qui contenoit un choix d’environ cinquante lettres de Mme de Sévigné, et qui parut peu de temps avant que les éditions de Rouen et de la Haye fussent connues. » Si l’on en croyait une accusation de la BeaumeUe il faudrait imputer soit à une négligence, soit à un abus de confiance de Voltaire une impression des Lettres de Mme de Sévigné faite à Troyes. Cette accusation une fois admise, et il ne faut pas oublier combien la Beaumelle est suspect toutes les fois qu’il s’agit de Voltaire, il resteraitàsavoir de quelle impression il s’agit de celle de 17*35 ou d’une des éditions sans nom de lieude 1736 ? Voyez ci-après nos observations sur le numéro 5.

2. Lettres de Marie Rabutin-ChantaI, marquise de ÊjéVigné à Mme la comtesse de Grignan, sa fille (sans nom de lieu ni d’imprimeur), 1726, 2 vol. in-i2 de 38i et 324 pages, en plus gros caractères que les autres éditions de 1726. Titre en caractères noirs.

C’est l’édition que nous nommons de Rouen (voyez ci-après,

p. ’437 et 438, la lettre de Thiriot; et p. 478, une note de Perrin à la préface de I734). Le tome 1 contient 74 lettres, à Mme de Grignan, précédées de 4 lettres à Emmanuel de Coulanges; le tome II a 60 lettres à Mme de Grignan.

i. Voyez la Réponse au Supplément du Siècle de Louis XTK Colmar, 1*54 in-80, p. 122. <