Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/588

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5o2 NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.

suivit à la fois les détails particuliers à Mme de Sévigné, à sa famille et à ses amis, ainsi que l’histoire de l’un des plus beaux siècles de notre monarchie. M. Grouvelle tira des Mémoires de Bussy Rabutin et du Supplément de Bussy quelques lettres de Mme de Sévigné, qui y étoient oubliées; il en publia une, écrite par Mme de Sévigné à son fils le ao septembre i6o,5, qui n’avoit pas encore été imprimée; et il ajouta aux anciennes notes des recherches propres à éclaircir le texte, à en faire mieux saisir les allusions. Nous aurons occasion de relever quelques erreurs échappées à cet éditeur.

Enfin il parut en 1814, chez Klostermann, libraire à Paris, un dernier recueil de Lettres inédites de Mme de Sévigné in- 8° de deux cent et quelques pages. Si ce volume, dont une partie ne concerne pas Mme de Sévigné, n’avoit été une propriété particulière, on y auroit puisé quelques lettres intéressantes, en écartant le trop grand nombre de celles qui roulentuniquement surles comptes des fermiers de Bourbilly, et que peut-être on n’auroit pas dû livrer à l’impression1. OBSERVATIONS SUR LES ÉDITIOITS ORIGINALES DES LETTRES

DE MADAME DE SEVIGEÉ,

SUIVIES DU PLAN DE CETTE NOUVELTjE ÉDITION.

On vient de voir dans quel état se trouve aujourd’hui le recueil des lettres de Mme de Sévigné; il reste à faire connoître le résultat des recherches auxquelles s’est livré le nouvel éditeur.

Ses premiers soins ont été portés sur le texte ou a regardé jusqu’à à présent celui de l’édition donnée en 1754 par M. le chevalier de Perrin, comme la règle invariable que l’on devoit suivre en l’abseuce des manuscrits originaux. Aussi éprouve-t-on quelque surprise en voyant combien les éditeurs modernes s’en écartent. On a suivi pour l’édition de M. Grouvelle le texte que M. de Vauxcelles avoit adopté; celui-ci avoit réimprimé l’édition de Rouen (1790), de sorte que depuis l’édition de 1786 jusqu’à celle de 1806 les différents éditeurs se sont mutuellement copiés, et les fautes n’ont cessé de s’accumuler. L’énumération en seroit longue, il suffira d’en indiquer ici quelques-unes.

1. M.Monmerqué avait depuis, et avec raison, changé d’idée. Il a luimême fait imprimer à la suite des Mémoires de Coulanges les lettres à d’Herigcyen, qui sont toutes d’affaires, et en préparant son édition nouvelle il n’avait point l’intention d’en exclure les pièces qui lui paraissaient sans intérêt au point de vue littéraire. Il nous importe, pour l’histoire de la langue française, de savoir comment n dix-septième siècle, on parlait la langue des affaires.