Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/93

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SUR MADAME DE SIMIANE. ?

que Mme de Simiane avait au parlement ppùièrent pour la condamnation da P. Girard/,

roient tous tant qu’ils sont; car ils doivent se défier d’eux– mêmes, sachant bien en leur consciènce qu’ils ont tous pris parti. Nonseulement ils sont divisés de sentiments, ils le sont aussi de vo.Fonte. Leurs animosités ont passé dans leurs enfants, et tandis que les uns se sont excédés de paroles et menacés de coups de bâton dans le Palais, les autres se sont donné de grands coups d’épée à travers le corps hors du Palais. Que peut-il sortir d’un tribunal composé de pareils juges, qu’un jugement biscornu ? » (Papiers du marquis de Caumont^ correspondance autographe du chanoine de Folard.) I. M. Prosper Gabasse, au tome III, p. 189-283 de ses Essais liistoriaues sur le parlement de Provence (Paris, r 8î6), raconté avec autant de convenance que d’esprit de justice les détails de cette triste affaire; mais le récit par lequel il y rattache (p. s8r) la mort du premier président1 le Bret*, arrivée trois ans après, est plein d’inexactitudes et d’invraisemblances de tout genre. Nous ne le rapportons ici que parce-que le nom de Mme de Simiane s’y trouve mêlé « Mme de Simiane, dit M, Cabasse, faisait sa demeure à Àix à l’époque du procès du P. Girard, et s’était prononcée ouvertement contre le jésuite. On assure que. le premier président le Bret demanda contre elle une lettre de cachetj et que la filte du duc d’Orléans, tort attachée à Mme de Simiane, para le coup, et parvint même à se faire remettre les lettres que le premier président avait écrites au ministère à ce sujet* Mademoiselle d’Orléans (on Rappelait Mademoiselle de Valois), passant en Provence, en 1734, pour aller épouser le duc (lisez le prince héréditaire) de Modène, combla d’amitiés Mme de Simirme, qu’elleappelait sa maman depuis qu’elle avait été attachée au PalaisRoyal, du vivant de son mari, le marquis de Simiane Gardes* gentilhomme du Régent et lieutenant de Roi {plus exactement lieutenant général) en Provence* Mademoiselle d’Orléans, se trouvant un jour en tiers avec Mme de Simiane et M. le Bret, reprocha à ce dernier d’avoir voulu nuire à sa chère maman, et lui montra ses lettres, qui en étaient la preuve. Le premier président fut frappé de cette Voyez ci-après, p. 86, note s. f La princesse n’était point alors à Paris, comme ce passage le ferait croire, mais en Italie. Voyez la suite de la note. .Cette seconde appellation est une erreur. La terre de Gordes appartenait à une branche de la maison de Simiane qui en portait le nom.

Voyez au tome I la Notice sur Mme de Seïigni, p. 3r4.