Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 6.djvu/153

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1679 Comte, Mesdemoiselles, mon petit marquis, et vous, ma chère enfant, je ne vous ai rien dit.


762. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ ET DE MADAME DE GRIGNAN À MONSIEUR DE POMPONE.

de madame de sévigné
À Paris, ce lundi 18e décembre.

Voilà, Monsieur, une lettre de ma fille ; elle ne peut apaiser son cœur ; elle pense à vous et m’en parle sans cesse ; elle a une si juste idée de ce que vous valez, qu’elle me paroît plus empressée de l’honneur de votre amitié qu’elle ne l’a jamais été : elle croit que l’attention que vous pouvez avoir présentement pour vos amis, la doit rendre plus précieuse ; enfin elle démêle parfaitement M. de Pompone d’avec le ministre.


de madame de grignan[1].

Je n’ai pas dessein, Monsieur, de vous faire un compliment : je ne l’aurois pas tant retardé, étant plus sensible à ce qui vous arrive que ceux qui se sont pressés ; mais, Monsieur, trouvez bon que je vous demande la continuation de l’honneur de votre amitié, que vous m’avez

  1. Lettre 762 (revue sur l’autographe, pour la partie écrite par Mme de Grignan). — 1. Nous avons vu soit les originaux, soit des copies faites sur les originaux, d’un grand nombre de lettres écrites à Pompone, à l’occasion de sa disgrâce, par des personnages plus ou moins célèbres, par le grand Oondé (billet autographe, 19 novembre), par Mme de la Fayette (21 du même mois), par la maréchale d’Estrées (même date), par la maréchale de Gramont (22), par Mlle de Seudéry (27), par Saint-Évremont (même date), par Barrillon (30), par l’abbé de Rancé (3 décembre), par l’archevêque d’Arles, oncle du comte de Grignan (4 décembre). De ces lettres nous publions ici