Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/226

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de faire à l’instant punir un tel monstre le laissèrent déraisonner plus de trois heures.

Après avoir prouvé la légitimité de l’action, Jean Petit démontra que si le meurtre pouvait n’être pas un crime, celui commis sur la personne du duc d’Orléans était une excellente action ; parmi les récriminations qu’il faisait à l’appui de sa proposition, il en est une fort remarquable et faite pour jeter du jour sur tout ce que nous avons dit.

Le cordelier-défenseur assura que le duc d’Orléans avait voulu empoisonner le dauphin et avait contracté une alliance secrète avec le duc de Lancastre contre Richard, roi d’Angleterre, pour se venger de ce que ce monarque avait révélé à Charles que sa folie n’était occasionnée que par la méchanceté des ducs d’Orléans et de Milan ; et ceci, l’on en conviendra, doit ouvrir les yeux de ceux qui se ressouviendront des intrigues d’Isabelle avec son beau-frère et Valentine de Milan. On verra que nous n’avons pas été les seuls à révéler ces faits, et qu’ils étaient déjà connus, puisqu’ils entraient dans les accusations portées contre le duc d’Orléans par Jean Petit, et cela devant toute la cour, excepté le roi qui ne s’y trouva point, à la prière de la reine, bien instruite de ce qu’allait dire le cordelier.

Le discours fini, le duc de Bourgogne approuva