Page:Sade - Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, Pauvert, 1968.djvu/366

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Mais laissons des événements qui ne nous ont que trop écarté de notre sujet et que nous n’avons racontés que parce qu’ils nous ont fourni l’occasion d’ajouter quelques traits importants à la hideuse figure que nous nous sommes engagés à peindre.

L’issue du siège de Rouen fit trembler les Parisiens. Ils sollicitèrent le roi, qu’éloignaient la disette et la contagion, de rentrer dans Paris. Le duc de Bourgogne s’y opposa ; il protesta que Charles ne rentrerait dans sa capitale que quand il n’y aurait plus aucune sorte de danger pour lui.

D’autres négociations s’ouvrirent entre le dauphin et le roi d’Angleterre, mais dont la reine et le duc Jean ne cessèrent de paralyser les effets.

Enfin, pour intimider le jeune Charles, le duc renoua ouvertement avec Henri. Le rendez-vous des explications fut choisi entre Meulan et Pontoise ; mais le roi de France, retenu par ses attaques ordinaires, ne put s’y trouver.

Le duc de Bourgogne et la reine y conduisirent Catherine.

Un espace assez considérable entouré d’une double haie devint le lieu de la conférence ! un détachement anglais fut placé d’un côté, les Français garnirent l’autre. Quand tout fut disposé, le duc et la reine suivis de la princesse Catherine