Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/243

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


plus ; telle est l’époque du dénouement de la ténébreuse passion de Dorval ; il s’élance sur Fatime, qui se garde bien de remuer, l’enconne d’un vit furieux, et après quelques bonds, il retombe sur moi, qu’il trouve dans la même immobilité, il engloutit, en jurant, son membre au fond de mon vagin, et y décharge, avec des symptômes de plaisir, qui tiennent plus de la fureur, que de la volupté.

Soit honte, soit dégoût, nous ne revîmes plus Dorval. Quant aux valets, ils avaient disparu, aussitôt que leur maître s’était élancé sur l’échafaud, pour nous soumettre à sa frénésie, La même vieille qui nous avait introduites, revint nous dégager ; elle nous soigna, mais nous annonça qu’il ne nous serait absolument rien rendu de tout ce qui nous, avait été pris ; c’est toutes nues, continua la vieille, que je vais vous ramener chez madame Duvergier, vous lui ferez vos plaintes, elle y pourvoira : partons, il est tard, il faut que j’arrive avant le jour. Piquée du procédé, je demande à parler à Dorval, on me le refuse, quoiqu’il fut bien certain que le drôle nous examinait par un trou. Il fallut donc s’évader bien vîte ; une voiture