Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/252

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ment vaincu par ce concours d’actions libidineuses, répand à foison, dans mon anus, un baume dont il ne doit l’éjaculation qu’aux vigoureux coups de verges dont on lui déchire le derrière.

Tout est dit ; monseigneur, énervé, se recouche ; on lui prépare son chocolat, et la gouvernante, r’habillée, me remet bientôt entre les mains de la fouetteuse, qui, m’ayant donné deux louis pour moi, indépendamment des cinquante que je rapportais, m’embarque dans un fiacre, auquel elle donne l’ordre de me ramener chez la Duvergier.

Le lendemain, on me fit voir à la maison un homme d’environ cinquante ans, d’une physionomie sombre et pâle, qui ne m’annonçait rien de bon. Prends garde de rien refuser à celui-ci, me dit la Duvergier, en m’introduisant dans l’appartement où on l’avait reçu ; c’est une de mes meilleures pratiques, et le tort que tu me ferais, en le rebutant, serait irréparable : après quelques préliminaires, toujours dirigés par les goûts de prédilection de ce sectateur de Sodome, il me renverse à plat-ventre sur le lit, et se prépara à m’enculer ; déjà ses mains écartent