Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/353

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des bâtons garnis de grosses fourmis, qui les piquent horriblement ; ils changent avec soin ces bâtons, pour prolonger le supplice, qui ne dure jamais moins de trois mois, et quelquefois beaucoup davantage.

St.-Jérôme rapporte que dans un voyage qu’il fit chez les Gaulois, il vit les Écossais manger avec délices les fesses des jeunes bergers, et les tetons des jeunes filles ; j’aurais plus de confiance au premier de ces mets, qu’au second ; et je crois, avec tous les peuples antropophages, que la chair des femmes, comme celles de toutes les femelles d’animaux, doit être fort inférieure à celle du mâle.

Les Mingreliens et les Géorgiens sont les peuples de la terre les plus beaux et en même tems les plus adonnés à toutes sortes de luxure et de crime, comme si la nature eût voulu nous faire connaître, par-là, que ses écarts l’offensent si peu, qu’elle veut décorer de tous ses dons ceux qui y sont le plus adonnés : chez eux, l’inceste, le viol, l’infanticide, la prostitution, l’adultère, le meurtre, le vol, la sodomie, le saphotisme, la bestialité, l’incendie, l’empoisonnement, le rapt, le parricide, sont des actions ver-